Tout va bien sauf…

J’ai emménagé récemment dans mon nouvel appartement et je ne me plais pas ici. Les fenêtres sont très très grandes dans la chambre ainsi que dans la salle à manger/salon. Par grandes, je veux dire presque sept pieds en largeur – la pièce est très très bien éclairée. Les planchers sont tout neufs, en bois dur. La cuisine a tout ce qu’il faut, la salle de bain aussi, je suis au quatrième étage – voir, pas dans un sous-sol. Je suis à 10 minutes à pied du travail. Donc pourquoi je ne suis pas content ? C’est parce qu’il y a une faible odeur. Une odeur de vielle appartement, ou peut-être de moisissure. Quand je suis venu regarder l’appartement la première fois, j’ai remarqué que les corridors avaient un genre d’odeur de vieille appartement – ou bien une odeur de fumée. C’est un vieux bâtiment. Mais je ne me rappelle pas d’une odeur précise dans la pièce elle-même. En tout cas, je suis obligé de rester ici au moins jusqu’au 1er décembre. C’est ça que je vais faire.

Quelques minutes après avoir rentré dans mon appartement, je ne sens plus d’odeur. J’y deviens accoutumé. J’en parlais avec mon père, et il m’a fait remarqué que c’est pareil avec toutes les odeurs, après un certain temps, on ne les remarque plus – mais de toute façon, ce qui compte, c’est le premier coup. J’ai passé toute la journée ici – à lire, à cuisiner, à chanter, à parler à ma famille sur Skype – et je peux dire que j’étais bien ici. Mais chaque fois que je rentre par la porte je suis accueilli par une bouffée de cette odeur de je ne sais pas quoi. Je suis gêné d’inviter du monde chez moi. Je crains que au cours des deux prochains mois, l’odeur va rentrer dans mes vêtements et je vais commencer à puer au travail.

D’ailleurs, hier soir j’ai entendu – pendant seulement deux ou trois secondes à peine, il faut dire – un bruit qui ressemblait au grattement de pattes d’une souris au travers un des murs dans la chambre. Ici, on peut au moins dire que c’est une aventure.

Sinon, tout va très bien au travail. La dernière fois que j’en avais parlé ici, c’était à la fin de la première semaine, où j’avais fait plutôt du travail en parallèle avec d’autres journalistes, c’est-à-dire que les journées n’étaient pas très lourdes. La deuxième semaine j’avais plus de responsabilité. J’ai fait beaucoup de ce qu’on appelle des rants – des reportages à la radio de style en direct d’à peu près 40 secondes à une minute. Mais cette semaine j’étais vraiment donné de quoi à faire. Au cours des cinq jours de travail, j’ai fait deux reportages faux direct (reportage télé d’une minute et demie fait de façon que le journaliste semble être en direct, avec des images pour couvrir le journaliste pendant une partie du reportage) deux topos télé, et un topo radio.  Je suis content que mon français est au moins assez bon pour passer en ondes. J’ai inclus ci-dessous un topo radio que j’ai fait pendant ma deuxième semaine à Radio-Canada. Vous verrez que l’accent est quand même en évidence. Afin de ne pas trébucher sur mes mots, je dois parler très lentement. En m’écoutant parfois après, j’ai envie de me dire de me dépêcher un peu. Mais au moins, c’est utilisable.

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